En posant un regard pragmatique sur l’aviation d’affaires, il paraît clair que c’est une activité qui permet réellement d’optimiser les ressources humaines, temporelles et environnementales.

Pour le personnel, l’aviation d’affaires permet à la fois de transformer 100% du temps de voyage en temps de travail productif, tout en évitant l’épuisement et la tension induite par la succession de temps d’attente du voyage classique. L’équipe arrive donc à destination en pleine forme, immergée dans les sujets du jour par les réunions confidentielles du trajet et avec flexibilité pour passer le temps nécessaire sur place, sans se limiter à une heure de retour ferme. 

Si le gain de temps productif est évident, le gain de temps de trajet – en valeur absolue – est aussi visible et mesurable, particulièrement dans les situations de voyage vers des aéroports secondaires ou des trajets combinant plusieurs destinations. En Europe continentale, les grandes compagnies organisent toujours plus leurs vols courts et moyens courriers via leurs hubs principaux, ce qui ajoute encore du temps perdu pour relier un point à un autre. 

En ne volant que lorsque cela est nécessaire, pour arriver au plus près des destinations à visiter, en évitant aux entrepreneurs et aux diplomates de s’épuiser dans une succession de vols indirects aux horaires non coordonnées, l’aviation d’affaires permet donc d’optimiser les ressources humaines et temporelles. Cette optimisation a logiquement un impact positif sur l’environnement, en évitant le gaspillage, en collant aux besoins réels plutôt que théoriques et en préservant l’énergie des passagers pour l’investir dans du travail productif générateur de valeur. 

Dans le même temps, sur le front de l’amélioration des performances environnementales, l’aviation d’affaires implémente déjà diverses technologies de réduction des émissions, actuellement avec la compensation carbone ou les carburants d’aviation durable (SAF), et prochainement avec les avions électriques ou hybrides en cours de développement, notamment en Suisse. 

Comme pour d’autres vagues d’innovations techniques, l’aviation d’affaires joue ainsi un rôle stratégique primordial de pionnier, en adoptant ces nouvelles technologies en primeur, comme précurseur pour l’ensemble du secteur aérien.