En ce mois de février 2026, Genève renoue avec ce rôle qu’elle semblait avoir perdu: celui de scène sur laquelle le monde tente de dénouer ses crises les plus dangereuses. Émissaires dans les salons, journalistes massés sur les trottoirs, policiers aux aguets – la cité de Calvin est le théâtre de pourparlers parallèles sous haute sécurité. Pour rendre tout cela possible, l’aviation d’affaires – souple, discrète, pratique – reste essentielle.
Le dossier le plus explosif est celui de l’Iran. Les discussions entre Washington et Téhéran avaient été stoppées net au printemps 2025. Depuis début février, le dialogue a repris à Genève. L’Iran et les États-Unis se sont retrouvés une première fois en Suisse le 17 février, sous médiation omanaise. Une troisième session de négociations indirectes a été organisée ce 26 février à Genève.
En parallèle, Genève a accueilli un troisième cycle de négociations entre la Russie et l’Ukraine, sous l’égide de Washington. Les échanges se sont achevés après une brève rencontre. Le chef de la délégation russe Vladimir Medinski les a qualifiés de «difficiles mais professionnelles», tandis que le négociateur ukrainien Roustem Oumerov a évoqué des «progrès» sans pouvoir en divulguer les détails.
Genève, un outil toujours utile
Pour l’expert Pascal de Crousaz, cité par la RTS, ces négociations ont le mérite de replacer Genève au cœur de la diplomatie mondiale, dissipant «certaines craintes d’une perte relative d’importance» de la ville. Elle maintient des atouts: infrastructures logistiques et humaines, et une diplomatie suisse qui a «su jouer habilement ses cartes».
A Genève, l’aviation d’affaires représente un peu moins de 30% des mouvements de la piste de l’aéroport de Cointrin. Au-delà des créateurs d’emplois, qui sont les principaux usagers, et des besoins sanitaires, une grande partie de l’activité locale se déploie pour répondre au besoin de mobilité de la diplomatie mondiale et des grands événements internationaux.
Dans une situation où les inquiétudes sont grandes pour l’avenir du secteur international à Genève depuis plusieurs années, l’AGAA se réjouit que les atouts uniques et les conditions cadres exceptionnelles de la région séduisent à nouveau les acteurs diplomatiques et les dirigeants du monde.