Depuis plusieurs mois, le gouvernement français étudie une intensification de sa politique fiscale à l’égard de l’aviation, notamment en augmentant les taxes sur les charters de jets d’affaires tel que prévu dans son budget 2025. Pour ses professionnels comme pour continuer à rester la première destination touristique au monde, la France prend de gros risques. 

Initialement, il était prévu qu’à partir du 1ᵉʳ mars 2025, une nouvelle taxe s’appliquerait à chaque passager embarquant à bord d’un vol privé depuis un aéroport français. Le montant de cette taxe varierait en fonction de la destination et du type d’appareil utilisé, pouvant atteindre jusqu’à 2100 euros par passager. 

Conséquences économiques pour l’aviation d’affaires

Sans surprise, les professionnels du secteur de l’aviation d’affaires ont exprimé de vives inquiétudes quant aux répercussions économiques de ces nouvelles taxes. La Fédération nationale de l’aviation et de ses métiers (FNAM) et l’Union des aéroports français (UAF) ont ainsi estimé que le secteur aérien supporterait plus de 50% de cette nouvelle charge fiscale, alors qu’il ne représente que 6% des émissions de CO₂. Ces acteurs redoutent une fragilisation du pavillon français face à la concurrence étrangère, notamment des compagnies à bas coûts. 

Situation actuelle et débats en cours

Malgré les mesures fiscales déjà mises en place, le débat sur la taxation de l’aviation d’affaires reste vif en France. Des propositions visant à interdire les jets privés ou d’affaires ont été rejetées, mais le gouvernement continue d’explorer des moyens d’accroître la contribution de ce secteur à l’effort environnemental. 

Les représentants de l’aviation d’affaires plaident pour une concertation approfondie et une étude d’impact avant l’adoption de nouvelles mesures fiscales, soulignant le risque de déstabiliser un secteur déjà fragilisé par la concurrence internationale. 

En effet, il est crucial de considérer les impacts économiques potentiels sur l’aviation d’affaires et l’économie française dans son ensemble. Une approche équilibrée, tenant compte des enjeux environnementaux et économiques, semble indispensable pour assurer la pérennité